S’expatrier en Italie : conseils pour préparer le départ et la recherche de logement

Envie de vivre la dolce vita ? Boire du vin et manger des gelati à longueur de journée ? Avant de partir vivre le rêve italien, pour quelques mois ou même quelques années, je peux partager avec vous, mes conseils pour préparer au mieux votre départ et éviter les mauvaises surprises, qui pourraient vous faire renoncer ou gâcher une expérience qui s’annonce incroyable.

Pour ma part , j’ai vécu une année, dans la ville de Bologne, au nord de l’Italie, dans le cadre de mon master d’Histoire. Ce n’était pas un Erasmus à proprement parler, mais un échange inter-universitaire, j’ai donc dû me débrouiller seule sur place, pour régler les questions administratives et de la vie courante, n’ayant pas d’interlocuteur sur place. J’espère, à travers cet article, pouvoir vous délivrer toutes les astuces, issues de mon expérience, qui auraient pu m’éviter quelques semaines de galères (même si les galères font, en soi, partie de l’expérience) !

Comment trouver un appartement ?

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La question la plus urgente et la plus importante à régler, si vous décidez de partir à l’étranger est de mettre un toit au dessus de votre tête. Alors, comment faire ? Peut-on trouver sur internet, avant même le départ ?

En Italie, comme en France, pour trouver des annonces de location ou de colocation le plus simple est encore de chercher sur internet. De nombreux sites existent comme Roomgo , Subito.it (équivalent de Leboncoin) ou Bakeca. Pensez également à consulter les groupes facebook d’annonces qui sont très utilisés, en Italie. Pour les trouver, il vous suffit de taper « affito (je joue), affitasi ( nous louons), cerco casa (je cherche une maison) » + le nom de la ville où vous cherchez. En revanche, il vous sera compliqué de trouver votre logement avant de vous rendre sur place, car la plupart du temps, tout se règle en face à face et à l’oral. Les personnes qui accepteront de vous louer un logement, à distance, sont généralement, ou des organismes qui se spécialisent dans la location pour les étrangers (avec des loyers plus élevés), comme Housing anywhere, ou des particuliers qui savent que vous ne serez pas regardant sur le bien (donc vous loueront parfois plus cher que le prix du marché des espaces minuscules ou vétustes). Le plus simple est donc de vous rendre sur place (en louant une auberge de jeunesse, que les Italiens appellent « hostel », pour économiser) et d’aller à la rencontre des personnes proposant les logements qui vous intéressent. C’est la solution la plus économique et, selon moi, la plus enrichissante. Dans ce cas, il va falloir faire des recherches, en italien et si comme moi, vous débarquez avec des bases plus qu’approximatives, voici quelques clés pour vous aider.

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Voici quelques mots de vocabulaire, pour vous aider à comprendre les annonces. Una singola : une chambre simple, una doppia : une chambre partagée, avec deux lits simples (cela se fait beaucoup en Italie de partager une même chambre, pour économiser), un coinquilino ou inquilino : un colocataire, una stanza : une chambre, un letto matrimoniale : un lit double, arredato : meublé, un monolocale : un studio, matricole : un étudiant de première année (vous verrez souvent dans les annonces « no matricole », car les Italiens considèrent que les étudiants de première ou deuxième année sont souvent trop fêtards et pas habitués à la vie en commun, car ayant toujours été pris en charge par leurs parents, donc refusent de faire une colocation avec eux).

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à avoir un peu de chance et à prendre votre mal en patience pour trouver le logement de vos rêves !

Quels documents me seront utiles, si je veux faire un contrat de location en Italie ?

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La première chose à savoir est que dans la très grande majorité des cas, les locations de chambre en colocation ou de petits appartements, via des particuliers, se fait sans contrat (vous n’aurez donc besoin d’aucun document ! Sauf une pièce d’identité parfois, pour que votre loueur aie un peu plus de garantis). C’est assez déstabilisant quand l’on vient de France et que l’on est habitué à la lourdeur administrative, la location se fera donc de la main à la main (vous donnerez la caution, contre les clés et l’affaire est conclue). Ainsi, le conseil numéro 1 serait de prévoir, avant votre départ, une grosse somme en liquide, équivalente à un mois de loyer ou deux, selon votre budget, (pour éviter les frais bancaires, sur place), car la caution vous sera alors demandée en liquide (cela se fait beaucoup, pas de panique). La caution en Italie, comme en France, représente normalement un mois de loyer (certains particuliers vous demandent parfois 2 à 3 mois de loyer, ce qui n’est pas légal mais simplement une lubie personnelle, à vous de voir si vous acceptez ces conditions ou pas).

Toutefois, il y a quelques précautions à prendre, notamment, ne donnez pas d’argent sans avoir un minimum de garantis, comme les clefs (pensez à vérifier que ce sont bien les clés du logement sur place). Vous pouvez également demander à pouvoir faire une photo de la carte d’identité de la personne qui vous loue le bien, pour connaître son identité, en cas de problème. De même, ne versez pas la caution entière, en avance, dans la plupart des cas, tout se fait le jour où vous décidez de prendre possession des lieux. Si vous acceptez de payer plus d’un mois de caution, demandez un papier écrit dans lequel votre loueur stipule combien vous avez donné, avec son nom et prénom (et faites la photo de sa carte d’identité) avec l’adresse du bien et la raison pour laquelle vous avez donné cette somme, de manière à vous protéger, en cas de litige, au moment du départ. Même s’il n’y a pas de contrat, avoir une trace écrite du versement de l’argent sera toujours préférable, à votre simple parole.

Malgré ces précautions, pas de panique, j’ai moi-même loué sans contrat, ainsi que la majorité de mes amis et n’ai eu aucun retour de quelconque problème. Le système italien fonctionne beaucoup sur la confiance et la parole donnée, même si c’est effectivement stressant, au départ, de n’avoir aucune protection légale.

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Toutefois, certains particuliers et les agences font des contrats de location. Le système est alors assez similaire à celui de la France, en ce qui concerne les frais. A savoir que vous versez, lors de la signature du contrat, un mois de loyer et une caution équivalente à un mois de loyer (certains particuliers peuvent demander plus, cela doit alors être inscrit sur le contrat). Pour les agences, comme en France, vous payerez, en plus, des frais d’agence, qui représentent encore une fois plus ou moins un mois de loyer, du bien que vous louer.

La grande différence, c’est en ce qui concerne les documents à fournir ! A savoir ….. Une pièce d’identité …. et c’est tout ! Parfois, certaines agences vous demanderont, en plus, un « codice fiscale » qui est un numéro d’identification administratif. Vous pouvez en faire la demande sur place, au service de la mairie de la ville (l’attente peut être longue mais on vous le délivre normalement sur place).

Quel est le coût de la vie en Italie ?

C’est une question assez vague et à laquelle il est difficile de donner une réponse univoque. Comme en France, le niveau de vie varie grandement en fonction de la ville dans laquelle vous vous rendrez. En Italie , la ville la plus chère n’est pas Rome, contrairement à ce que l’on pourrait penser mais Milan, qui est la capitale économique.

En dehors de Milan, on peut toutefois dire que dans la majorité des cas la vie (loyer et alimentation) reste moins chère que pour une ville de taille équivalente française. Si vous décidez de prendre une colocation vous trouverez ainsi facilement des loyers entre 250 et 400 euros.

Mais là où vous pourrez économiser le plus, sera certainement sur votre budget nourriture, car les denrées alimentaires sont, de manière générale, locales et économiques. Vous mangerez donc pas cher et bien !

Faut-il parler italien pour s’en sortir, en Italie ?

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Évidemment, la question de la langue est un point crucial quand il s’agit de s’installer à l’étranger, mais je vous rassure d’ores et déjà, la réponse est, non.

Comme les Français, les Italiens ne sont pas particulièrement bons en langue. Vous tomberez donc souvent sur des personnes ne parlant que l’italien (surtout si vous devez échanger avec des personnes âgées), même si parmi les jeunes générations, vous pourrez trouver des interlocuteurs qui maîtrisent l’Anglais. De plus, comme je vous l’ai dit précédemment, la plupart des questions courantes (recherche d’appartement, problèmes administratifs …) se règlent généralement, en face à face et à l’oral, avec le bon interlocuteur. Pouvoir communiquer à l’oral est donc primordial !

Malgré tout, pas de panique ! Je suis moi-même arrivée dans le pays, avec à peine 6 mois d’Italien derrière moi (autant dire quasiment rien à part savoir dire les traditionnels « Ciao » et « grazie »), et j’ai réussi à m’en sortir. Alors, comment faire ?

Mon conseil numéro 1, aussi simple soit-il, serait de ne pas avoir peur d’essayer. L’italien et le français sont des langues très similaires. Si vous faite l’effort d’écouter ce que l’on vous dit en Italien, vous comprendrez dans la grande majorité des cas, le sens général. De même, n’hésitez pas à tenter des réponses en « italianisant » des mots français (en mettant des « o » à la fin de chaque mot), on commence tous par là, et généralement, vous réussirez à vous faire comprendre (d’autant que la plupart des Italiens sont très compréhensifs et apprécieront grandement de vous voir essayer de parler leur langue).

Deuxième conseil, quand il s’agit de questions administratives importantes, pour diminuer le stress de l’incompréhension, pensez à privilégier les mails ou les sms. Les Italiens n’y sont pas trop habitués, car ils préfèrent appeler directement, mais cela vous permettra de prendre le temps de chercher les mots dont vous avez besoin et d’avoir une réponse écrite, que vous pourrez traduire ou relire plusieures fois pour être sûrs d’avoir bien compris. Car, le risque au téléphone est de ne pas vous faire comprendre, ou de raccrocher en ayant des doutes sur la réponse qui vous a été donnée.

Conseil numéro 3, le mieux pour pouvoir vous exprimer dans certaines situations complexes est d’utiliser l’anglais qui est la langue de communication internationale. Vous trouverez donc toujours quelqu’un dans les administrations qui pourra vous l’expliquer en anglais si vous avez des doutes ou des incompréhensions.

Ce sera tout pour cet article ! N’hésitez pas à me faire des retours dans les commentaires si vous avez des questions ou si vous désirez d’autres articles de conseils concernant d’autres points comme sur le système universitaire ou la vie courante.

Ciao a tutti e in bocca al lupo !

Vue de la ville de Volterra, en Toscane

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