Glanum, une cité antique oubliée, en Provence

Aux amateurs d’Histoire ancienne, les noms de la maison carré de Nîmes ou encore du théâtre d’Orange sont souvent célèbres, pour leur vestiges romains, très bien conservés. Toutefois, la France regorge de trésors, parfois oubliés, datant de l’époque romaine, depuis la conquête des Gaules, jusqu’aux invasions, dites barbares. Dans cet article, je vous présente le site archéologique de Glanum, situé sur la commune de Saint-Rémy-de-Provence, pour un voyage en pleine romanité gauloise….

Commençons notre voyage par une rapide présentation du site de Glanum. Fouillé à partir de 1921, le site archéologique a révélé, au fil des découvertes une véritable richesse culturelle. En effet, avant de devenir une colonie latine, la cité a d’abord été choisie par le peuple gaulois des Salyens, vers le VII ème VIème siècle avant notre ère, pour s’y installer. Le lieu s’avère stratégique, car il se situe sur une voie qui traverse les Alpilles et l’on y trouve une source d’eau, à laquelle la population rend un culte pour ses vertus médicinales. Les eaux seraient celles du dieu Glan, qui donnera par la suite le nom latinisé de Glanum, à la cité.

Ce site exceptionnel attire les convoitises des Grecs, puis des Romains qui vont inscrire leur empreinte, dans le paysage urbain de la ville. Entre le VIème et le XIème siècle, c’est l’influence hellénistique qui prédomine de par la proximité avec Marseille, un peu plus au sud. Un bouletérion (lieu de prise de décision politique), une agora et des remparts sont édifiés.

Partie avant d’un des temples, dédiés au culte impérial, reconstitué

Par la suite, la cité est conquise, par les Romains, lors de la conquête des Gaules de César ( -58 -51 av. J-C.). Une partie de la cité est détruite, pour faire place à un nouveau forum, ainsi qu’à des temples dédiés au culte impérial. La ville se dote également de thermes et de demeures cossues, sur la modèle romain, avec une cour intérieure, appelée atrium.

La magnificence de cette cité, à l’époque antique peut se mesurer à l’aune des vestiges architecturaux qui ont combattu l’oubli du temps. Particulièrement, l’arc de triomphe monumental et le mausolée d’une famille aristocratique locale, dite des Iulii, qui forment à eux deux, ce qu’on appelle les Antiques, de Saint-Rémy-de-Provence. Ces deux monuments sont accessibles, depuis la route et l’on peut donc les admirer, sans devoir entrer dans le site archéologique de Glanum qui est payant. Je recommande donc fortement pour vous arrêter si vous en avez l’occasion, en passant dans la région !

Quelques mots sur ….. la mausolée des Iulii

Vue ouest du mausolée, représentant une scène de bataille, sans référence mythologique claire, de cavaliers

Cet édifice, impressionnant par sa hauteur et sa complexité est un monument rendant hommage à un membre d’une famille gauloise, ayant obtenu le nom de Julii, certainement après avoir combattu aux côtés de César, durant la guerre des Gaules. L’édifice fut construit entre -30 et -20 av. J-C. et s’organise en trois parties distinctes qui démontrent une volonté d’adopter les codes, de la culture romaine. Sur la base carrée du bâtiment, on peut y admirer quatre gravures, représentant diverses scènes mythologiques guerrières et intégrant vraisemblablement des membres, de la-dite famille gauloise, à ces mises en scène. A l’étage supérieur, 4 arcades forment un tétrapyle (arc à 4 ouvertures) recouvert d’une frise ornée de créatures marines. Finalement, l’étage supérieur tranche de par sa forme arronde, qui rappelle celle des temples (tholos). Derrière les colonnes, l’on peut distinguer des statues d’hommes en toge, symbole de citoyenneté romaine, qui représentent vraisemblablement les membres, de la famille qui a fait ériger cet édifice.

La ville est finalement abandonnée, vers 260 de notre ère, victime d’invasions de peuples étrangers. Il faut attendre le XVIème siècle pour que cette riche cité oubliée, intérèsse de nouveau certains érudits qui observe les vestiges encore visible de la cité, à savoir l’arc de triomphe et le mausolée d’une famille locale.

Sources :

Les ressources pédagogiques, du site archéologique de Glanum

Sur les Antiques : site du petit patrimoine

4 réflexions sur “Glanum, une cité antique oubliée, en Provence

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